Somptueux, mystérieux et lumineux, les lustres, portes et jamours, reflets de l’art du bronze et du cuivre, ornent de plus en plus de résidences et édifices.
C’est la dinanderie qui ajoute à l’élégance de l’architecture marocaine et fait concurrence à la ferronnerie.
Elle ponctue également le quotidien avec des objets plus courants tels que luminaires, plateaux, théières, bouilloires, plus éblouissants les uns que les autres. À Fès et à Marrakech, on assiste à la naissance d’artisans d’excellence qui, avec de sublimes ajourages, travaillent le cuivre tels des orfèvres.
L’art de la terre ou l’art de la poterie. Dans le monde rural comme en ville, cette tradition séculaire nous souffle les secrets de la terre.
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La poterie citadine : Qu’elle soit de Fès, de Safi, de Salé ou de Marrakech, on ne peut qu’être charmé par la poterie citadine. Cet univers où le géométrique de l’art islamique rencontre le foral et s’y confond. Pour l’artisan de Safi, la céramique n’a plus aucun secret. Il en a acquis tous les détours depuis des temps immémoriaux et l’a parée d’innombrables couleurs. Des dessins éclectiques - berbères, andalous - sur des engobes blancs, verts d’eau, bleus pâles ou bruns, c’est là, tout le charme discret de la poterie de Salé.
Plus récemment, à Marrakech, des designers ont su revisiter ces legs dans un esprit d’épure et d’élégance. Résultat : un harmonieux mélange de rustique chic et d’art ethnique au charme authentique.
L’art du bois, sous toutes ses formes, a de tout temps, su donner vie et éclat au bois. Ajourage, ciselage, tournage et peintures de toutes sortes pénètrent ses intimes replis et nous dévoilent ses secrets.
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Le bois sculpté : En architecture comme en mobilier d’intérieur, des motifs d’inspiration forale (palmes, palmettes, entrelacs foraux) et géométriques (entrelacs rectilignes, chevrons, étoiles) se fondent dans le bois et se confondent, prolongent la tradition et nous émeuvent en profondeur.
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Le bois peint : Le zouaq (peinture) orne le bois, lui donne du caractère et reste un des traits les plus affirmés de l’artisanat d’architecture au Maroc. Et, si la peinture est la plus simple façon de décorer le bois, elle en souligne la sculpture, le nimbe de lueurs attestant d’une maîtrise ancestrale des couleurs et des tons.
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La lutherie : L’art de la lutherie se fait l’écho d’une virtuosité certaine, celle des luthiers qui avec doigté donnent au bois la magie de la sonorité. Autour d’une gamme de tonalités à l’extrême subtilité, ils créent le luth «oûd», la mandoline «rebab», la fûte «nira», la cithare «kanoun», le tambourin «t’bal». Une ode à la musique arabe andalouse et aux chants populaires.
La renommée de l’art du cuir du Maroc n’est plus à faire et est même à l’origine de son nom: «Maroquinerie». Poufs, sous-mains, selles, consoles et commodes gainées.
Chaque pièce incarne l’âme du maroquinier, dépositaire d’un savoir faire légendaire.
Cubiques ou cylindriques, unis ou multicolores, les poufs illuminent les salons de leurs couleurs chatoyantes. En humant l’odeur et en caressant leur matière on ne peut que sentir l’ardeur du maroquinier et de ses milliers de petits coups d’aiguilles guidés par un sens aigu de la tradition.
Indémodable et indispensable, c’est ainsi que l’on peut résumer le pouf. De même, de plus en plus de tables, de consoles et de commodes s’habillent de cuir et viennent ajouter à la volupté et la convivialité de l’intérieur marocain et d’ailleurs.
Objet d’art ou élément de confort, le tapis est intimement lié à l’intérieur marocain.
Ses motifs et ses couleurs donnent de l’allure et illuminent de mille et une lueurs les intérieurs généralement peu éclairés en raison des ouvertures réduites pour protéger de la chaleur et du froid.
D’un point de vue technique, on distingue les tapis noués, tissés, ruraux et citadins.
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Le tapis rural: couleurs inspirées de la nature, motifs tout est signification et symbole dans ce tapis, fruit de l’imagination créatrice des femmes berbères de l’Atlas et reflet de leur âme, de leur monde. Tel un journal intime, elles y expriment leur quotidien, leurs émotions. Sa haute laine colorée et ses lignes épurées (losanges, triangles, rectangles, chevrons et damiers), se fondent dans le décor et se métamorphosent selon les goûts, en couverture ou matelas, et même en décor pour le sol et les murs.
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Le tapis citadin: finesse du point et harmonie des couleurs, ce sont là, les reflets de l’authenticité des tapis de Rabat, de Fès et de Mediouna réputés pour leurs nœuds faits sur des métiers de haute lisse.
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Le tapis contemporain TISLI, ou le tapis du Maroc dans sa nouvelle dimension. Cette marque de tapis toute en évocations puise sa singularité dans la trame de souvenirs de designers à la fertile imagination. Elle est tissée au fil de la passion d’artisans à partir d’une laine d’exception au traitement d’une grande innovation. Fès, Dades, Atlas, Volubilis, Saiss et Meknès en sont les premières collections. La nature et l’homme en sont l’inspiration.
Au gré des tendances, l’art du fil reste une référence.
Linge de maison, plaids, jetés de lit, voilages, coussins, nappes, sets de table ou tissus d’ameublement.
Autant de reflets d’une patience et passion créative.
Et, quel que soit leur esprit, ton sur ton ou à rayures graphiques, ornés de la précieuse broderie de Fès ou de passementerie, ils apportent chaleur, raffinement et fraîcheur aux intérieurs.
Ornées de bois, de métaux ou de henné, les bougies sont le reflet d’un réel savoir-faire et créent des atmosphères féeriques.
Au gré de leurs couleurs, elles enveloppent de chaleur, jardins comme intérieurs.
C’est à Fès et Salé, fief des bougies traditionnelles que l’on peut admirer les bougies colorées et décorées qui accompagnent la parade annuelle des cires (Maoukib Achoumoue) à Salé et illuminent le mausolée lors du moussem de Moulay Driss à Fès.